Embarquement au Paraguay et en Argentine

02 septembre 2007

Puerto Iguazú (Argentine), vendredi 7 septembre 2007

48 heures au Paraguay

   En passant la frontière entre la Bolivie et le Paraguay tôt le dimanche 2 septembre, nous  sommes encore loin du terme de notre voyage en bus. Il nous reste tout d'abord les formalités d'entrée au Paraguay à accomplir : l'endroit est tellement perdu au milieu de nulle part qu'il n'y a même pas de poste-frontière. Nous devons attendre la première ville pour faire tamponner notre passeport.

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   Quelques heures plus tard, c'est chose faite. Nous avons juste eu un peu peur en voyant les douaniers fouiller consciencieusement et méthodiquement les bagages de tous les autres occupants du bus. Heureusement, même le plus zélé des fonctionnaires perd sa motivation devant nos gros sacs à dos bien remplis. Notre douanier se contente donc de nous demander quelques mots de français et de couler un regard navré vers nos bagages avant de nous laisser passer. Nous n'avons plus qu'à remonter dans le bus et à attendre une bonne partie de la journée notre arrivée à Asunción.

   Nous pensions d'abord nous arrêter à Filadelfia, dans le nord du pays mais au vu des activités réduites (tout ce qu'il y a à y faire, c'est observer une colonie de Mennonites, ces chrétiens-agriculteurs habillés comme au début du 20e siècle qui sont nombreux par ici) et des temps de trajet dans le pays, nous avons finalement décidé de nous rendre directement à Asunción. En plus, notre bus ne marque même pas d'arrêt à Filadelfia, il aurait donc fallu se faire déposer au bord de la route et guetter ensuite un hypothétique moyen de transport pour la ville.

   A vrai dire, notre bus ne marque absolument aucun arrêt en dehors de ceux strictement nécessaires c'est-à-dire pour passer la frontière. C'est donc au bout de seulement 20 heures de bus que nous arrivons à Asunción. Au premier abord, la ville paraît très agréable. Il fait très très chaud mais les artères principales sont larges, aérées et abritent de jolies maisons. Et puis toutes les rues sont bordées d'immenses arbres en fleurs d'un rose éclatant.

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   Voici notamment la vue depuis notre chambre d'hôtel. Détail intéressant, les fruits du petit marchand sur la place sont délicieux. Nous apprécions tout particulièrement les mangues.

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   Nous consacrons toute la journée du lundi à la visite de la ville. Outre les arbres roses, les fruits et la chaleur, un certain nombre de détails nous frappent. C'est amusant de s'être habitués à un pays (pour nous la Bolivie) au point d'avoir intégré et assimilé ce qui nous semblait au départ des " bizarreries " puis de changer de lieu et d'être à nouveau frappés par des coutumes locales. Ce qui saute aux yeux à Asunción, c'est que pratiquement toute la population sirote un mystérieux breuvage au moyen d'une longue paille en argent dans un verre assorti. Et pour être sûr de n'en jamais manquer, beaucoup se promènent avec un thermos à la main pour pouvoir remplir leur verre.

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   Renseignements pris, il s'agit de tereré, la boisson la plus populaire du pays, dont la dégustation obéit à de véritables règles. C'est en fait un mate, une infusion de hierba mate ( le thé local en quelque sorte) mais qui en l'occurrence se consomme glacé et très sucré. Des stands de rue spécialisés se chargent de réapprovisionner les buveurs dont la gourde est à sec.
   D'abord, on place de gros morceaux de glace dans le thermos puis on ajoute le mate lui-même. Enfin, on additionne d'herbes aromatiques fraîchement moulues. Il n'y a plus qu'à se servir et à déguster grâce à la bombilla, la fameuse paille-cuillère munie d'un filtre à son extrémité inférieure pour éviter d'absorber les herbes de l'infusion.

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   Certains en boivent en marchant, d'autres le partagent entre amis. Dans ce cas, le verre n'est rempli que de quelques gouttes pour que le premier buveur le vide avant de le passer au suivant.
Pour nous profanes en la matière, c'est un véritable spectacle, un pan de culture qui nous est totalement étranger et auquel nous assistons lors de ce bref séjour à Asunción.

   Dès le mardi en effet, nous mettons le cap sur Ciudad del Este, à l'est du pays comme son nom l'indique et à la frontière avec l'Argentine. Nous n'avons pas énormément de temps à consacrer au Paraguay mais nous voulons tout de même voir les missions jésuites situées dans le sud. Cependant, compte-tenu du trajet que nous voulons effectuer en Argentine (pas question de rater les fameuses chutes d'Iguazú), il est plus logique de passer dès à présent la frontière quitte à repasser au Paraguay un peu plus tard.

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   Après l'acquisition d'une bombilla en souvenir, nous prenons donc le bus vers Ciudad del Este. La ville n'est pas très loin et la route est impeccable mais le trajet prend tout de même six heures. Si pour venir du nord il n'y avait pas âme qui vive sur le bord de la route, cette fois-ci on a l'impression de ne jamais quitter la zone habitée. A chaque instant nous nous arrêtons donc pour prendre du monde, en débarquer, charger des paquets ou des colis, les déposer un peu plus loin...

   A Ciudad del Este nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il nous faut maintenant rejoindre Puerto Iguazú en Argentine où nous avons décidé de séjourner pour visiter les chutes. Comme les choses sont relativement bien conçues, il existe des bus qui réalisent le trajet, il faut juste attendre un peu. Ce que nous faisons donc en compagnie d'une Paraguayenne complètement déjantée qui durant près d'une heure nous abreuve de discours plus incohérents les uns que les autres. Parmi les plus beaux : le Diable est parmi nous mais la venue du Seigneur est proche, les chutes d'Iguazú et d'autres richesses ont été volées au Paraguay par les méchants Argentins qui en plus se moquent des Paraguayens qui parlent mal l'espagnol, si le gouvernement va mal c'est à cause de l'autre, l'évêque, nous nous ressemblons beaucoup tout les deux, on nous prendrait pour des frère et sœur parce que nous avons les mêmes yeux ( !!!???) et on en passe...

   Finalement, notre bus arrive. Nous disons au revoir au Paraguay. Si tout va bien, nous y serons de retour dans quelques jours. Espérons que ce sera en un peu moins "folle" compagnie !

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Posté par Flo et Clem à 00:01


09 septembre 2007

Encarnación (Paraguay), dimanche 9 septembre 2007

D'Iguazú à Iguaçu

   Pour rejoindre l'Argentine depuis le Paraguay, notre bus traverse une partie de territoire brésilien. Dans cette zone dite tri-frontière, les formalités de transit sont simplifiées et comme nous ne marquons pas d'arrêt au Brésil, nous ne passons que les immigrations paraguayenne et argentine. Ce qui frappe dès cet instant, c'est la différence de moyens entre l'Argentine et les autres pays récemment traversés. Ici, pas question de fouille manuelle des bagages, les douaniers disposent d'un scanner...

   Une fois installés à Puerto Iguazú, nous constatons que cette différence de niveau de vie se traduit aussi par une forte hausse du prix des hôtels !
   Dès cette première soirée en Argentine, nous réalisons également que nous sommes arrivés au paradis des carnivores : on nous avait prévenus et c'est une réalité, les steaks argentins sont énormes, tendres et succulents. On va prendre de l'avance sur la suite du voyage : en Inde on ne mangera pas beaucoup de viande et certainement pas de bœuf !

   Le lendemain mercredi 5 septembre, nous allons visiter ce qui constitue l'attrait majeur de l'endroit, les fameuses chutes d'Iguazú. Le Rio du même nom marque la frontière entre le Brésil et l'Argentine qui se partagent donc la " propriété " du site. Des deux côtés, un parc national aménagé permet aux visiteurs d'apprécier au mieux la beauté du lieu. C'est logiquement vers la partie argentine que nous nous dirigeons pour notre visite.

   Et nous ne sommes pas déçus. Ce qui frappe en voyant les chutes, ce n'est ni leur taille, ni leur force pourtant respectables, c'est leur incroyable beauté. Au total, les cataractes s'étendent sur une distance de près de deux kilomètres mais chaque cascade se trouve nichée dans un écrin de rochers et de verdure et la vue d'ensemble est tout simplement grandiose.

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   Des sentiers et des plate-formes ont été installés pour que les visiteurs puissent s'approcher et profiter de divers points de vue. Nous les parcourons dans un isolement relatif. Est-ce la chance ? Malgré les hordes de visiteurs, nous avons pu profiter de chaque endroit en y étant quasiment seuls.

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   Le parc abrite également un nombre important d'animaux et notamment d'oiseaux qui évoluent au-dessus des cataractes. En dépit des aménagements, la nature n'a pas totalement perdu ses droits et les chutes gardent un côté étonnamment sauvage.

   Les deux cascades les plus importantes offrent l'aspect d'un énorme bouillonnement d'eau furieux dont le pied disparaît dans un nuage d'écume. Impressionnant !

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   Si le cadre est splendide, le reste ressemble plus à Disneyland qu'à l'idée qu'on se fait d'un parc naturel. Parcours hyper-balisés, petit train pour se rendre d'un endroit à un autre, buvettes un peu partout, hôtel dans le parc, sanitaires impeccables... Comble du comble, dans le train des hauts-parleurs diffusent en permanence la musique du film " The Mission " en partie tourné sur le site  : on espère que le chauffeur en est dispensé parce qu'il y a de quoi devenir cinglé ! Du coup, on regarde les chutes en se demandant à quel endroit Jeremy Irons (ou sa doublure) les escalade pour la première fois. Encore un film à revoir à notre retour...

   Sans avoir l'impression de tourner en rond, nous passons agréablement la journée sur place en réalisant même une petite trempette pour se rafraîchir : c'est qu'il fait très chaud par ici.

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   Après un jour de repos le lendemain (il faut bien dormir un peu et s'occuper d'intendance), nous repartons à l'assaut des chutes le vendredi matin. Cette fois-ci, nous nous intéressons au côté brésilien du parc et portugais oblige, de ce côté-ci il s'agit des chutes d'Iguaçu. Le trajet est un peu plus compliqué, nous avons deux postes-frontières à visiter avant de pouvoir réaliser les correspondances de bus qui nous emmènent au site.

   Nous arrivons tout de même à destination dans la matinée. La majorité des cascades se situant côté argentin, le parc brésilien offre une vue plus panoramique sur l'ensemble.

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   Le problème, c'est qu'on se trouve plus loin des chutes et qu'il y a toute une partie qu'on ne voit pas. Et puis on se trouve un peu moins au cœur de l'action, on ressent moins notamment la force de la végétation. Autre inconvénient, il n'y a qu'un unique sentier de découverte donc les points de vue sont moins variés et tout le monde se retrouve au même endroit au même moment.

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   Cela-dit, nous profitons davantage des jeux de lumière et des multiples arcs-en-ciel qui se forment !

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   A la mi-journée, nous avons admiré l'essentiel des vues du parc et nous décidons d'aller déjeuner dans un des restaurants de la ville brésilienne de Fos do Iguaçu avant de regagner l'Argentine. C'est pour nous l'occasion de découvrir que la gastronomie brésilienne se décline dans deux types de restaurants : ceux qui offrent la nourriture au kilo et ceux qui proposent un menu à volonté. Nous optons pour la deuxième solution : ne disposant que d'un nombre limité de reais (la monnaie locale qui dans notre portefeuille côtoie les guaranis du Paraguay, les pesos argentins et les inévitables dollars), nous voulons savoir à l'avance combien nous paierons.

   Et la formule est évidemment copieuse, tandis que nous disposons d'un buffet d'accompagnements, nous nous voyons proposer en permanence des grillades par des serveurs qui font le tour des tables. Il nous faut une bonne dose de volonté pour réussir à éviter d'être de nombreuses fois resservis !

   Autre singularité, pour la première fois depuis le début du voyage, nous nous retrouvons dans un pays dont nous ne parlons pas du tout la langue et nos tentatives en anglais et espagnol sont loin d'être couronnées de succès. Un avant-goût de ce qui nous attend en Asie ?

   Après ce repas, nous nous employons à regagner Puerto Iguaçu. L'arrêt de bus ne paie pas de mine mais la destination est claire...

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   Une heure et deux coups de tampon plus tard, nous sommes de retour à la maison. Nous réussissons même à trouver un bar avec écran géant où des supporters de rugby argentins (on ne savait pas que ça existait) suivent passionnément l'ouverture de la coupe du monde. Au vu du score, nous ne faisons pas trop les malins...
   On veut bien faire des efforts et soutenir le XV de France mais il va falloir nous offrir un autre spectacle !

Photos Paraguay-Argentine - Retour accueil - Livre d'or

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Posté par Flo et Clem à 23:52

11 septembre 2007

Corrientes (Argentine), mercredi 12 septembre 2007

Les anciennes missions jésuites

   La province argentine où nous nous trouvons s'appelle Misiones en hommage aux nombreuses ruines de missions jésuites guaranis qu'abrite cette partie du pays. Pour ceux qui n'ont pas revu le film " The Mission " récemment, petit rappel historique.

   Au début du 17e siècle des prêtres jésuites arrivèrent par ici avec pour but d'évangéliser les tribus guaranis qui vivaient dans les forêts tropicales des environs. Des villages, appelés réductions ou missions, furent ainsi construits pour héberger ces nouveaux chrétiens. Ces communautés étaient très organisées et elles étaient indépendantes les unes des autres. Les indigènes y trouvaient une certaine protection à la fois envers les esclavagistes venus du Brésil, envers d'autres tribus rivales et également envers les famines qui pouvaient survenir. Cependant la couronne espagnole décida en 1767 d'expulser les Jésuites du Nouveau Continent car leur influence grandissante faisait peur. Les prêtres mirent quelques temps à s'exécuter mais ils le firent et abandonnèrent les missions qui ne survécurent pas à ce départ.

   Les ruines les plus connues et les mieux conservées d'Argentine se trouvent à San Ignacio, à 5 heures de route de Puerto Iguazú. Le samedi 8 septembre au matin nous prenons donc un bus et partons vers l'ouest.

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   Il est toujours intéressant de voir comment fonctionnent les transports dans un nouveau pays. Ici, pas de souci sur le confort ou les éventuels problèmes mécaniques, notre bus est flambant neuf. Il y a même la climatisation à l'intérieur. Malgré tout ça, on s'arrête tous les 500 m pour prendre ou déposer quelqu'un et le nombre de passagers n'a pas de limite : les gens s'entassent debout dans l'allée.

   Arrivés à San Ignacio nous constatons que la ville ressemble beaucoup à Puerto Iguazú (comme sur la photo ci-dessous). C'est le même style de rues très larges, bordées d'arbres donc vertes et aérées et avec de jolies maisons mais nous revoilà dans une ville très américanisée, faite pour la voiture. Les belles villes coloniales, ce sera pour plus tard.

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   Une fois l'hôtel trouvé et le sandwich avalé nous ne perdons pas de temps et partons visiter la mission.
Cela commence par un petit musée intéressant retraçant l'histoire des réductions dans la région, puis nous explorons les ruines par nous-mêmes. Les bâtiments n'ont plus de toits mais les murs sont souvent toujours debout (ou restaurés bien sûr). D'un côté les maisons des Indiens, de l'autre les ateliers puis l'église, le cimetière... Tout cela est très organisé ! Un Jésuite ça ne plaisante pas avec l'ordre.
   Le point le plus intéressant de la visite c'est l'église qui présente encore des bas-reliefs très riches sur sa façade et au-dessus de quelques portes. Les Jésuites utilisèrent beaucoup les arts pour mener à bien l'évangélisation. Les Guaranis étaient incités à peindre, sculpter ou jouer de la musique, en développant des thèmes religieux bien sûr. Et ils étaient très doués pour cela à en juger par la décoration des murs.

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   Ce sont finalement les petits détails qui sont les plus intéressants dans cette visite.

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   Même si la vue de la végétation qui reprend ses droits et envahit la pierre est toujours spectaculaire.

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   Après une deuxième visite guidée nocturne, appelée abusivement son et lumière, nous préparons notre dîner à l'hôtel. Nous avons pris cette habitude depuis que nous sommes en Argentine. Les restaurants sont assez chers et comme il est souvent possible de trouver un logement où une cuisine commune est à disposition, nous faisons des courses et nous cuisinons. On pensait échapper à la corvée de vaisselle pendant un an, et bien non !

   Dès le lendemain nous continuons notre chemin et retournons au Paraguay, à Encarnación (voir carte plus haut), pour pouvoir visiter deux autres réductions jésuites. Avec tous ces allers et retours entre Paraguay, Argentine et Brésil, nous accumulons les tampons sur les passeports. Il est temps que ça s'arrête ou il nous faudra un nouveau passeport pour l'Asie.

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   Une fois de plus nous constatons qu'il vaut mieux éviter de voyager le dimanche : nous attendons un bus pas loin d'une heure et demie à San Ignacio... Mais bon, le passage de la frontière est rapide et nous avons l'après-midi pour nous promener dans Encarnación. Enfin, comme c'est dimanche, c'est plutôt mort et assez glauque. En tant normal les rues de cette ville frontalière sont très animées mais là tous les magasins sont fermés et nous croisons uniquement des Paraguayens qui boivent de la bière...

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   Heureusement nous trouvons un super coin pour voir le coucher du soleil sur le Rio Paraná. Cette fois l'endroit est animé. Bon, ce sont surtout des gars qui sont venus faire du bruit avec leur 4x4 ou leur moto (et boire de la bière bien sûr) mais les couleurs sur la rivière sont magnifiques.

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   Le lendemain, c'est reparti pour des visites de ruines, tout d'abord celles de Trinidad à 30 kilomètres d'Encarnación puis celles de Jesús, 10 kilomètres plus loin. Cette fois les explications sont plus sommaires sur les sites. Pas de musée, juste un pauvre plan donnant l'utilisation des édifices et avec le nord en bas à droite alors que ça ne simplifie même pas la lecture de la carte. Heureusement l'ensemble n'est pas si grand et nous arrivons à nous situer au milieu de ses bâtiments.

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   Là aussi, nous sommes épatés par certaines sculptures.

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   Et surtout la taille des églises de ces deux missions est impressionnante. Jésuites et Guaranis ont construit de véritables cathédrales !

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   De retour à Encarnación en début d'après-midi, il ne nous reste plus qu'à profiter de nos dernières heures au Paraguay : pour changer, demain, on traverse la frontière...

Photos Paraguay-Argentine - Retour accueil - Livre d'or

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Posté par Flo et Clem à 17:17